QUIMPER - "On laisse nos familles pendant 15 jours et on revient avec un chèque de 500 euros": Ronan Le Corre, 36 ans, matelot au Guilvinec, était "prêt" lundi, comme de nombreux pêcheurs, à durcir le mouvement pour obtenir une compensation à la hausse du gazole mais aussi de meilleures conditions de vie.
"Aujourd'hui, on n'en peut plus!", confirme Steven, 24 ans, matelot depuis six ans, qui a bloqué lundi, avec 300 autres pêcheurs, le dépôt de carburant du port de Brest puis un rond-point de Quimper. "Cela ne sert à rien d'embarquer car la paie peut être pas loin de zéro. Il arrive qu'en rentrant au port on doive de l'argent au patron", se désespère ce marin de Loctudy (Finistère).
(©AFP / 05 novembre 2007 16h36)
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