Plus d'infos:
ici
ici

Nous ne sommes pas dupes. L'idée de l'entourage de Sarkozy c'était qu'il vienne et que deux heures après on reprenne le travail." La visite à grand spectacle du président a eu lieu mardi 6 novembre, mais c'est seulement jeudi que la fin du mouvement des pêcheurs a été votée, à l'instigation de Philippe Le Moigne. Ce patron pêcheur et cégétiste, au terme d'une folle semaine, s'efforce de prendre du recul. C'est lui qui a fait office de porte-parole au comité de crise de Guilvinec, qui a lancé la grève des marins pêcheurs et vient d'obtenir la création d'un mécanisme durable de compensation des hausses du carburant, qui garantira un "gazole pêche" à 30 centimes le litre, contre plus de 50 aujourd'hui.
Lire la suite
LE MONDE | 10.11.07 | 14h34
Il est 5 heures ce vendredi 9 novembre sur le port de Guilvinec, d'où est partie la grève des marins pêcheurs il y a pile une semaine. Deux matelots arrivent, l'un en voiture, l'autre à vélo. "On reprend le travail et on verra bien", dit le premier. "C'est vrai ce mensonge de Bruxelles que j'ai entendu hier soir ?", interpelle son collègue en faisant référence aux déclarations la veille de la Commission européenne. Bruxelles a en effet jugé les aides annoncées par le gouvernement français en faveur des marins pêcheurs pour atténuer l'envolée du prix du gazole incompatibles avec les règles communautaires.
Lire la suite
LE MONDE | 09.11.07 | 15h07 •
LORIENT (Morbihan) - Les marins-pêcheurs du Morbihan poursuivaient mercredi matin leurs actions de protestation contre la récente flambée du gazole en organisant des opérations-escargot ou en mettant le feu à des palettes en plusieurs points du département, selon la gendarmerie.
Depuis 07H45, des barrage filtrants auxquels participe une quarantaine de pêcheurs ont été mis en place à hauteur de Lorient sur la N165, entraînant 4 à 5 km de retenues dans les deux sens.
Un autre barrage filtrant a été installé par une vingtaine de protestataires au niveau de l'isthme de Penthièvre reliant la presqu'île de Quiberon au continent, mais n'entraînait aucune perturbation du trafic.
Une quinzaine de marins-pêcheurs faisaient également brûler dans le calme des palettes et pneus sur un rond-point près de la base sous-marine de Lorient.
Les pêcheurs poursuivent leur mouvement de grève contre la flambée du pétrole, alors que Michel Barnier reçoit les représentants des grévistes.
Depuis Washington, Nicolas Sarkozy s'est engagé a mettre en place les trois mesures promises mardi au Guilvinec.
Au Guilvinec, le Président a totalement éclipsé le ministre de la Pêche.
Malgré sa haute stature, le ministre de la Pêche, Michel Barnier, est passé inaperçu hier matin dans le port breton du Guilvinec.
../..
Cruel. A la sortie de la réunion, interpellé par des badauds («pourquoi on vous a pas vu avant ?»), Barnier a tenté se justifier : «Je ne peux pas décider tout seul. J’ai besoin de l’arbitrage du Président». Puis, soudain pressé : «faut qu’je parte, faut qu’je parte», alors que Sarkozy savourait son triomphe dans la foule. «Merci d’être venu», a quand même lancé, cruel, un autochtone au ministre.
Lire l'article
http://www.liberation.fr
Entre 15h et 16h ce mardi après-midi de violents affrontements se sont déroulés au port de pêche de Lorient entre les marins pêcheurs en grève et les forces de l’ordre.
A l'origine de cet affrontement, il pourrait s'agir d'une réponse aux difficultés qu’ont eues les pêcheurs lorientais à rejoindre le Guilvinec ce matin. En effet, un contrôle de gendarmerie peu avant Quimper, avait déjà généré une tension. Les deux véhicules des gendarmes avaient été retournés par les manifestants. Arrivés à Quimper, les lorientais se sont retrouvés cette fois face aux CRS et n’ont pu rejoindre le Guilvinec.
Fusées contre lacrymogènes
Dès 13h30 une certaine tension était palpable sur l’avenue de la Perrière à Lorient, où des feux avaient été allumés. Vers 15 heures, l’affrontement a commencé, pour s’achever une heure plus tard. Une impressionnante quantité de fusées a été tirée par les pêcheurs. Les CRS ont répondu par des tirs de grenades lacrymogènes et ont chargé.
Bilan de l’opération : trois manifestants blessés et évacués vers le centre hospitalier de Bodélio, un autre interpellé, une voiture incendiée, plusieurs vitrines brisées. Le calme est revenu vers 16h. Les pêcheurs sont cependant restés sur l’avenue de la Pierrière et ont entamé des négociations pour obtenir la libération de leur collègue.
D'autres actions à prévoir
Un accord a été trouvé avec les services de la préfecture vers 17h30. En échange de la libération de leur collègue les manifestants ont évacué la voie publique. Le groupe s’est rapidement dispersé. Vers 18h il ne restait qu’une vingtaine de marins sur le site.
D’autres actions sont cependant à prévoir sur Lorient dès demain matin. Les marins pêcheurs ne souhaitant pas laisser retomber la pression.

La colère des pêcheurs est plus que légitime !
"Je n'ai pas l'intention de laisser mourir la pêche!", a affirmé M. Sarkozy, qui a reçu un accueil mouvementé de la part de quelque 300 pêcheurs ayant convergé vers Le Guilvinec, place forte de la pêche française.
"Du concret, du concret!", ont scandé les pêcheurs avant que le président de la République n'annonce trois propositions qu'il a qualifiées de "fortes" et qui répondent, selon lui, "à l'essentiel des revendications des marins".
LE GUILVINEC, Finistère (Reuters) - Nicolas Sarkozy est arrivé au Guilvinec, en Bretagne, où il a été accueilli par des centaines de personnes en colère contre la hausse du carburant.
Après avoir atterri à Quimper, le chef de l'Etat est arrivé sur le port du Guilvinec peu après 10h00, où il a été confronté à une foule de plusieurs centaines de personnes visiblement exaspérées.
Des huées ont retenti. "Nous aussi on veut 140% d'augmentation", a lancé un manifestant en référence à la hausse de salaire du chef de l'Etat, décidée la semaine dernière par l'Assemblée nationale.
"Nous ne sommes pas la France qui se couche tôt, nous sommes la Bretagne qui ne se couche pas", a lancé un jeune homme.
Reuters - 06.11.07 | 10h41
06/11/2007 12:16
Le président français Nicolas Sarkozy a reçu mardi matin un accueil mouvementé sur un port de pêche de Bretagne (ouest) où il a tenté de calmer la colère des pêcheurs en annonçant des mesures pour compenser l'envolée des prix du gazole.
M. Sarkozy s'est rendu au Guilvinec, d'où a démarré une contestation qui a gagné lundi plusieurs ports de la Manche et de la façade atlantique, juste avant de partir en visite officielle aux Etats-Unis.
Dès son arrivée au milieu d'un important dispositif de sécurité, le président est allé au contact des marins pêcheurs présents le long des quais, qui l'ont sifflé et scandaient: "du concret, du concret! ".
Il a fait face aux multiples invectives, répondant à l'un: "Toi, si tu as quelque chose à dire, tu n'as qu'a venir ici! ", ou lançant énervé à un autre qui l'insultait: "toi, tu n'as qu'à descendre! ".
"Si je viens, on me le reproche, si je ne viens pas, on me le reproche aussi. Moi je viens", a-t-il poursuivi. "Je ne laisserai pas mourir la pêche française, je vais annoncer des choses fortes", a-t-il encore promis avant la table ronde prévue avec les pêcheurs.
Durant cette rencontre, M. Sarkozy a notamment proposé une exonération totale des cotisations patronales et salariales pour les marins-pêcheurs pour une durée de six mois renouvelable.
Levif.be avec Belga
Avant de s'envoler pour les Etats-Unis, où il est attendu mardi, M. Sarkozy s'entretiendra à 10H00 avec "les représentants de la filière pêche du Finistère", selon l'Elysée, à l'heure même où est prévue une assemblée générale du "comité de crise" créé par les pêcheurs bretons.
Le président "discutera avec eux des solutions qui peuvent être imaginées pour aider leurs entreprises à retrouver de la compétitivité et pour sécuriser les conditions d'emplois et de rémunération des marins", a précisé David Martinon, porte-parole de l'Elysée.
Plusieurs centaines de pêcheurs ont montré lundi leur détermination en brûlant, dès l'aube, des pneus et des palettes devant les dépôts de carburants des ports de Brest, et Lorient, tandis que des manifestations se déroulaient à Concarneau ou Saint-Brieuc. "C'est une démonstration de force et il s'agit de se montrer", a expliqué Robert Bouguéon, président du comité des pêches du Guilvinec.
Le mouvement s'est propagé à d'autres ports de la façade Atlantique et de la Manche, comme aux Sables d'Olonne (Vendée), où les chalutiers sont restés à quai, ou au Havre, où une vingtaine de bateaux continuaient lundi soir de bloquer les mouvements des navires de commerce.
QUIMPER - "On laisse nos familles pendant 15 jours et on revient avec un chèque de 500 euros": Ronan Le Corre, 36 ans, matelot au Guilvinec, était "prêt" lundi, comme de nombreux pêcheurs, à durcir le mouvement pour obtenir une compensation à la hausse du gazole mais aussi de meilleures conditions de vie.
"Aujourd'hui, on n'en peut plus!", confirme Steven, 24 ans, matelot depuis six ans, qui a bloqué lundi, avec 300 autres pêcheurs, le dépôt de carburant du port de Brest puis un rond-point de Quimper. "Cela ne sert à rien d'embarquer car la paie peut être pas loin de zéro. Il arrive qu'en rentrant au port on doive de l'argent au patron", se désespère ce marin de Loctudy (Finistère).
(©AFP / 05 novembre 2007 16h36)
Lire la suite
"Le ministre nous propose un remodelage de la pêche dans son ensemble mais il n'y a rien de très précis et c'est encore insuffisant", a déclaré Michel Rouanes, l'un des porte-parole du comité de crise.
"Le fax que nous avons reçu ne répond pas à nos deux revendications principales, un mécanisme de compensation du prix du gasoil et des exonérations de charges en fonction des cours", a-t-il ajouté.
A la mi-journée, environ 80 pêcheurs des ports de la Turballe et du Croisic (Loire-Atlantique) ont installé un barrage filtrant à la raffinerie de Donges.
Ils entendent rester sur place jusqu'à mercredi, jour d'une réunion prévue au ministère de l'Agriculture et de la Pêche afin de "trouver une solution pour faire baisser les prix", a indiqué le comité local des pêches de la Turballe.
Au Havre, en Seine-Maritime, une quinzaine de bateaux de pêche ont manifesté dans le port lundi après-midi.
Le comité de crise s'est dit satisfait d'avoir été invité à la réunion de mercredi au ministère, jugeant que les responsables du comité des pêches n'avaient plus aucune légitimité pour parler en leur nom.
Une réponse définitive à cette invitation devrait être rendue mardi matin après la tenue d'une assemblée générale avec des représentants des différents ports en grève mardi au Guilvinec, a t-on précisé au comité de crise.
En déplacement en Hongrie, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, a déclaré qu'il n'aurait aucun problème pour rencontrer sur le terrain les marins-pêcheurs, comme beaucoup le lui demandent, mais lorsque des solutions seront prêtes.
"Naturellement, j'irai sur place. Je n'ai pas de problème pour aller sur place. Sauf que cette question doit être tranchée d'abord à l'intérieur du gouvernement", a-t-il dit
Agence Reuters.
Le Monde 05.11.07 | 17h24
"C'est une démonstration de force et il s'agit de se montrer", a indiqué Robert Bouguéon, président du comité des pêches du Guilvinec, qui a assuré que des pêcheurs manifestaient également à Lorient et Douarnenez.
Les manifestants ont déployé une banderole sur laquelle était inscrit: "May-day, may-day, avec le poids du pétrole nous coulons", et ont tiré plusieurs fusées de détresse.
Les pêcheurs ont également allumé un feu de palettes, ce qui a occasionné une bousculade avec les gendarmes.
Aucun camion n'a pu entrer ou sortir du dépôt lundi matin.
A Lorient, quelques 300 pêcheurs, selon les organisateurs, bloquaient le dépôt de carburant, tandis qu'à Douarnenez, une cinquantaine de pêcheurs, selon la gendarmerie, ont cadenassé la grille du dépôt de carburant.
(©AFP / 05 novembre 2007 07h16)Les manifestants, qui réclament des aides pour compenser la flambée des prix du gasoil, appellent le ministre de l'Agriculture et de la Pêche à venir les rencontrer sur le terrain, et non au ministère.
"On veut que Michel Barnier descende dans un port du littoral et rencontre des représentants du comité de crise avec des propositions concrètes, sinon les actions monteront en puissance", prévient Dominique Faou, l'un des porte-parole du comité de crise.A l'issue d'une réunion dimanche matin, les pêcheurs ont annoncé le "filtrage" de dépôts pétroliers "un peu partout en France" lundi matin.
lemonde.fr-4/11/08-18h18
Le barrage a finalement été levé. Ouverture du 13 heures de TF1 sur ce mouvement social d’ampleur nationale.
Les pêcheurs, très remontés, avaient déjà manifesté il y a deux jours : » Il n’y avait pas une caméra, pas une radio. On a eu l’impression de passer pour des cons. On a donc décidé de marquer le coup pour le départ de la Jacques Vabre. Nous sommes tous pendus par les charges. On est au bout du rouleau… », disait l’un de ces artisans.

Hier midi à Lorient, Philippe Le Moigne, porte-parole du Comité de crise des pêcheurs du Guilvinec menaçait : « Son voyage en Hongrie peut attendre. Michel Barnier doit venir dès lundi dans un port de pêche de son choix nous apporter des réponses sur le carburant. Sinon, on durcit l'action ». Et de réclamer, au besoin, « une intervention de Nicolas Sarkozy ».
Hier, une centaine de représentants de ports de pêche se sont retrouvés à Lorient, après une opération escargot menée sur les routes du Finistère. Si le ministre de la Pêche a proposé de les recevoir « mardi ou mercredi », les grévistes veulent le voir dès demain sur le terrain. Sinon, la mobilisation pourrait s’étendre. Les dépôts de carburant sont les premiers visés.Dans l'attente de réponses de leur ministre de tutelle, ou du président Nicolas Sarkozy, les pêcheurs ont indiqué samedi qu'ils verseraient à partir lundi, sur des comptes bloqués, les charges patronales et salariales qu'ils doivent verser d'habitude à leur caisse, l'ENIM. Il faut que "les réponses de M. Barnier redonnent de la lisibilité et de la visibilité à la pêche", a espéré Philippe Le Moigne.
Les représentants des ports de La Turballe, Le Croisic (Loire-Atlantique), Concarneau et le quartier maritime du Guilvinec (Finistère), Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) présents à la réunion de Lorient attendent que d'autres ports, notamment Boulogne et Etaples (Nord); se mettent en grève à leur tour.
"La balle est dans son camp (du ministre, NDLR). Nos revendications sont claires. On a prévu des actions dès le début de la semaine prochaine qui ne pourront aller que crescendo si on n'obtient pas de réponses rapides", a prévenu Philippe Le Moigne. Dans la matinée samedi, des opérations escargot ont été organisées sur la RN165 dans le Finistère, tandis que des bateaux ont bloqué pendant plus d'une heure la sortie du port du Havre, retardant d'une heure le départ des monocoques au départ de la Transat Jacques-Vabre.
Exxon, Chevron, BP, Total… Le cours de bourse des compagnies pétrolières augmente parallèlement avec celui du baril de pétrole. Total a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros au premier trimestre 2005, en hausse de 50% par rapport à l'année dernière. Même constat chez BP dont les bénéfices se chiffrent à 6,6 milliards d'euros sur la même période. A tel point que ces compagnies ne savent plus trop quoi faire de leur argent : elles en sont même à racheter leurs propres action pour faire grimper encore le cours de bourse… 
Dès 2008, Nicolas Sarkozy devrait toucher une indemnité d'environ 19.000 euros bruts mensuels sur 12 mois ...


« Ici quand on manifeste, quand on recourt à la violence, ce n’est jamais pour se distraire, ce n’est jamais pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale ».
Nicolas Sarozy. Candidat à l'élection présidentielle. Lanester 3 avril 2007